Les champs rouges

Située à l’extrémité nord-est du royaume onirique, la région dite des « champs rouges » se compose en réalité en une unique plaine s’étendant à perte de vue. Sur cette plaine ne vit aucune entité et seulement une seule variété de fleur : les fées la surnomme « La fleur sanglante – tradiss’iatt » mais elle est plus communément nommée « la fleur des marges » ou encore « l’attrape mémoire ». Cette fleur des marges monte jusqu’à une vingtaine de centimètres et fleurit en de grands pétales rouges qui recouvrent intégralement la totalité du sol de la région. Le paysage peut paraître reposant et enchanteur à première vue, mais rares sont les entités à s’aventurer de leur plein gré dans cette contrée.

Les périls des champs rouges.

Bien que jolie, la fleur des marges cache également quelques secrets et peut même dans certains cas, représenter une menace pour les voyageurs les plus imprudents. Tout d’abord, il convient de préciser que cette variété de fleur se nourrit exclusivement du sang qu’elle puise du sol. Bien que la grande amnésie en ait fait disparaître toute trace dans les mémoires, les champs rouges ont servi de terrain pour d’innombrables et terribles batailles. A tel point que le sang des soldats qui engorgea la terre n’en n’a jamais disparu depuis. Plus surprenant encore, les fleurs des marges ne semblent pas puiser que le sang qui les nourrit mais également des bribes de mémoires de ceux qui sont tombées sur le champ de bataille. Il est ainsi fréquent pour les rares aventuriers et autres marchands de passage, d’apercevoir des silhouettes blanches et fantomales errer parmi les fleurs. Ces spectres ne sont que des échos crées magiquement par les fleurs des marges et sont inconscients de leur propre mort. Il leur arrive de se comporter comme s’ils étaient encore en pleine bataille. Fendant l’air de leurs armes, ils donnent des coups à des ennemis invisibles avant de brusquement disparaître peu de temps après. Il est rare que ces apparitions ne perdurent plus que de quelques minutes. Les érudits qui se sont penchés sur l’existence de ces spectres sont généralement d’avis que ces spectres ne font que revivre les derniers instants avant leur mort.

Mais alors comment expliquer que parfois les spectres semblent remarquer la présence des entités de passage qui elles, sont réelles et vivantes ? Simples coïncidences répondent les érudits. Une entité a tout simplement eu la surprise de se trouver à l’endroit où regardait le spectre et a eu le sentiment d’être alors observer par ce dernier.

Leurs lames sont bien sûr éthérées, mais la magie qui leur a donné consistance est bien réelle et les coups portés peuvent réellement blessés leur cible. C’est ainsi que son régulièrement blessés des dizaines d’entités imprudentes. Si vous apercevez un spectre, mieux vaut simplement l’ignorer et passer son chemin.

Les batailles fantômes.

Plus rares mais aussi plus dangereuses, il est déjà arrivé que des entités de passage aient « la chance » d’assister à ce qu’on appelle des batailles fantômes.

Ce phénomène se produit alors qu’un grand nombre de fleurs des marges relâchent en même temps des spectres dans les champs rouges. Ces derniers s’affrontent alors dans de véritables batailles rangées.

Spectacle étrange mais également dangereux à observer car les frictions et collisions de magie engendrées par ces affrontements spectraux provoquent des ondes pouvant blesser quiconque se trouverait à proximité.

Les entités vivantes à proximité des champs rouges ont l’habitude de dire que les fleurs des marges sont en guerre les unes contre les autres et poursuivent à leur manière les combats qui ont eu lieu il y a longtemps au même endroit. Les locaux affirment même avoir entendu des voix provenant directement des fleurs. Ces dernières chercheraient à les enrôler pour qu’à leur tour, ils prennent part à ces réminiscences magiques d’antiques conflits.

Mais cette dernière information est à prendre avec recul. Rien ne prouve qu’il ne s’agisse pas d’une énième rumeur au sujet des champs rouges. L’éloignement de cette contrée par rapport aux grandes villes du royaume onirique est bien souvent la source des fantasmes et autres colportages les plus divers.

Les artefacts et sortilèges.

Hélas, la présence sporadique des spectres ne représente pas le seul danger auquel peuvent être confrontés les individus s’aventurant dans la région.

Comme bien souvent sur les lieux où se sont déroulées de grandes batailles dans le Midjatt’, l’endroit regorge encore de pièges magiques et de malédictions en tout genre n’attendant qu’un aventurier imprudent pour sortir de leur sommeil et se réactiver de nouveaux.

Le temps à mis fin aux guerres mais pas aux maléfices que les combattants d’un camp ou de l’autre ont sournoisement posés sur le champ de bataille. Poser les pieds avec prudence et soyez à l’affut du moindre bruit ou élément suspect.

Les villes.

Peu d’entités ont pris le risque de s’installer définitivement dans les champs rouges. La beauté de ses étendues rouges et sans fins ne valent pas la peine d’en braver les nombreux risques. Toutefois, il existe une catégorie bien précise de visiteurs qui aime s’aventurer dans les champs rouges : les chasseurs de trésors.

En effet, il est fréquent de trouver à même le sol ou à faible profondeur des artefacts ou autres reliques anciennes et précieuses. Les chasseurs de trésors n’arpentent que rarement les champs rouges avec l’intention d’étudier leurs trouvailles. Cependant, tous savent à quel point ils peuvent troquer avantageusement leurs découvertes. Gros risque que d’aller les y collecter mais grosse récompense à la clé.

Ce commerce des reliques rares est à l’origine de deux « zones habitées » qui se trouvent au beau milieu des champs rouges. Ces deux lieux sont nommés « Rouge-joie » et « Rouge-jubilée ». Il s’agit de deux villages d’environ 500 âmes et dont l’économie tourne autour de la revente de ces reliques.

Toujours méfiants envers les fleurs des marges et leurs spectres, les habitants ont jugé préférable de construire leur ville sur pilotis quitte à aller chercher le bois de construction à l’extérieur des champs rouges. Les deux villages surplombent ainsi cet océan de fleurs d’environ un mètre et servent de lieux de rassemblement et de troc aux chasseurs de reliques et à ceux qui vivent de leurs commerces.

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